Lors de son premier
jour, un jeune policier est chargé d'assurer le déménagement d'un commissariat.
Ce qui devait n'être qu'une mission de routine se transforme en jeu de massacre
quand un gang prend le commissariat pour cible.
Premier film de John Carpenter au sortir de son école de
cinéma, assaut contient déjà toutes les caractéristiques du réalisateur :
une musique envoutante, peu de dialogues, un mélange des genres (ici, le
western et le fantastique) et un film court qui ne contient aucune minute
inutile.
Le film est particulièrement réussi par son aspect envoutant :
aucune fioriture, presque aucune explication, et un gang fantomatique tout
droit sorti de la nuit des morts-vivants.
Le remake qu'en fera le français Richet, s'il est réussi, transformera d'ailleurs
le film en film d'action noir, sans plus aucune référence au fantastique, alors
que c'est précisément ce qui faisait l'originalité de la version Carpenter.
Signalons également l'absence de concession d'un point de
vue moral, puisque l'on voit une fillette assassinée froidement par des voyous
sans aucune raison, semble-t-il pour passer le temps. La scène sera d'ailleurs
coupée en France sous les années Giscard, tristes années pour le cinéma de
genre.
Alors qu'il semble de plus en plus sur que le système a eu
raison de la pugnacité de John Carpenter (son dernier long-métrage Ghost of mars datant de 2001, et il ne
semble pas près de reprendre le chemin du tournage), et alors que les remakes
de ses premier films continuent de s'égrener
pour le meilleur (Halloween de Rob
Zombie) et pour le pire (fog), il est
temps de se replonger dans l'œuvre d'un maître du fantastique, qui après assaut
enchaina avec l'une des figures du genre les plus prolifiques : celle de
Mike Myers qui allait lui donner une légitimité commerciale lui permettant d'avoir
pour un moment les coudés franches pour ses prochains métrages.
Zé ben damino |