Un sheriff à la
retraite est chargé par une banque de ramener l'or d'une région minière. Il
choisit de se faire accompagner par un ami qu'il croit sur, mais qui convoite
le butin.
Deuxième long-métrage de Sam Peckinpah, coups de feu est, 30
ans avant Impitoyable, une intéressante réflexion sur l'âge mur des cow-boys du
grand ouest américain. Lorsque l'on a une glorieuse réputation de justicier,
comment accepter le vieillissement sans faillir aux valeurs que l'on a
toujours défendu ? Deux réponses sont proposées au début du
film : en cachant l'affaiblissement de son corps en mentant (c'est-à-dire
par exemple prétexter vouloir étudier seul un contrat pour pouvoir sortir ses
lunettes), ou tricher (en enlevant le plomb de l'arme d'un adversaire pour lui
faire croire qu'on est meilleur). Si ce constat est assez glaçant, le
déroulement du film va heureusement nuancer cela, en insistant sur l'amitié, le
sens de l'honneur et de justice qui pousse certains à sacrifier leu bien-être
et en évitant de feindre l'indifférence.
Assez classique dans le déroulement de sa trame, le film se
paie une scène glauque à souhait, celle du mariage dans une ville dégénérée et
sans morale. On trouve déjà la trace de ce que seront les chiens de paille et sa ville d'irlandais solidaires dans la
débauche, et ne voyait les femmes que comme un objet à prendre et non à
séduire. Pour ceux qui ne connaissent pas le réalisateur, les 10 minutes
malsaines que dure la scène risquent de surprendre. Pour les autres, elle
montre la pensée d'un homme qui considèrera souvent les communautés éloignées
comme un danger pour la raison et la bienséance.
Enfin, techniquement, tourné dans un parc naturel aux
Etats-Unis, le film bénéficie de paysages magnifiques mis en valeur par de
nombreux plans larges.
Simple et efficace, Coups
de feu dans la Sierra
est une bonne introduction dans l'univers d'un réalisateur qui, aux côtés de
Leone et Eastwood, apporta ses lettres de noblesse aux westerns après l'époque
classique de John Ford.
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Zé ben damino
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