Le casse d'un hippodrome,
de son organisation à sa conclusion, en passant par son accomplissement.
Stanley Kubrick, à ses débuts, ne passait pas des années à
tourner et retourner ses films pour parvenir à un style qu'il souhaitait le
plus proche de la perfection cinématographique. Et pourtant, en regardant l'ultime razzia, on est soufflé du début
à la fin par un rythme et une mise en scène qui évitent tout esbroufe et qui,
en allant droit au but, ont une modernité qui fait que le film, plus de 50 ans après sa sortie, reste un modèle du genre.
Pour commencer, les personnages sont dépeints en quelques
minutes et tous les archétypes du genre sont présents, sans que ce soit dérangeant,
bien au contraire : de la femme fatale au paumé en passant par le flic
pourri et le truand au grand cœur, on a le droit à un véritable catalogue des
éléments qui font la particularité attachante du film noir.
Ensuite, le scénario ne laisse aucun temps mort, au point qu'arrivé
au bout des 80 minutes du long-métrage, on se retrouve épuisé d'avoir fixé son
attention de la sorte sans s'arrêter.
Enfin, le film reste noir du début à la fin, et n'accorde
aucun espoir dans un monde de pauvres types qui croient trouver dans le gangstérisme
un moyen d'échapper à leur triste quotidien. En réalité, ce film est l'anti ocean's eleven par excellence : au
lieu de glamour et de facilités scénaristiques soutenues par un casting de rêve,
on se retrouve avec un glaçant portrait du milieu du banditisme avec un
scénario savamment écrit et des acteurs excellents et tout en humilité.
En définitive, l'ultime
razzia est un film d'un maître à redécouvrir, car s'il est méconnu, il est
loin d'être mineur.
le trailer, cliquez-ici
Zé ben damino
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