Une usine est fermée
du jour au lendemain et délocalisée. Les ouvrières décident alors de faire
caisse commune pour liquider leur patron.
Le cinéma social et humoristique est suffisamment rare en France
pour être salué quand il est réussi. Ici, la presse unanime a peut être salué à l'excès un film certes
très bon, mais qui connaît des baisses de rythme assez pesantes par moment.
Doté d'un casting parfait où resplendissent Moreau et Bouli,
le film bénéficie également de guests de choix dans des scènes hilarantes, en
particulier celles de Kassovitz et Poolevorde. L'ensemble fonctionne plutôt
bien, le film est politique et réjouissant, les patrons y sont des salauds
avides, les ouvriers des simplets attachants, et des audaces formelles viennent
dynamiter un film malheureusement trop fauché.
S'il est un reproche que l'on peut faire au film, c'est principalement
ces plans-séquences trop longs, qui selon l'aveu même des réalisateurs, est
plus un cache-misère qu'une véritable volonté artistique. Si l'on fait
abstraction d'un rythme assez inégal, le film est d'une originalité et d'une
fraicheur qui manque généralement au cinéma français qui n'ose sortir de ses sempiternels
drames sur le mal de vivre et ses comédies franchouillardes écrites avec les
pieds. Financer des films plus couillus comme celui-ci serait sans doute ce qu'il
y a de mieux à faire pour que les gens retournent au cinéma.
Ce film est la preuve que l'on peut avoir un rire de qualité
dans l'hexagone.
Zé ben damino
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