Un scientifique
cherche un remède pour sa femme mourante, et doit trouver le salut dans un
récit portant sur les années 1500 et dans un monde futuriste.
Incroyable film, the
fountain est la preuve que Requiem
for a dream n'était pas un coup d'épée dans l'eau et que son réalisateur
est capable d'aborder des genres et des thèmes différents avec autant de
maestria. En s'attaquant à un récit complexe et en privilégiant trois parties
distinctes avec autant de décors différents, il ne cherche pas la facilité.
En se séparant de Brad Pitt, initialement prévu pour le rôle
principal, en raisons de différents artistiques, il s'assure le contrôle de son
projet malgré une perte sèche de plusieurs millions de budget.
Pourtant à la vision du film, le spectateur est scotché
devant autant d'audaces formelles (la partie futuriste est un défi pour Hugh
Jackman et pour les responsables des décors et des lumières), et par le fait
que les thèmes de la mort, de la vie et de la sagesse soient abordés et traités
aussi intelligemment. Le spectateur doit fournir un véritable travail pour ne
pas être largué et approcher le sens du film, jamais rien ne lui est facilité,
et c'est tant mieux !
On est à des kilomètres du cinéma pop-corn pour teenagers,
mais on est également à mille lieux d'un cinéma d'art et d'essai poseur et
théorisant à l'excès.
Cela vaudra donc au film un échec public (10 millions de recettes us
et 200 000 entrées France) et une indifférence critique alors que Darren
Arronofsky a sans aucun doute livré l'un des meilleurs films de 2006, voire des
années 2000 avec ce film bouleversant et touchant.
La bande-annonce, cliquez-ici
Zé ben damino
Tous droits réservés pour la photo
à © TFM Distribution |