La trêve entre le monde des humains et celui des monstres
est en passe d'être rompue par un prince qui veut dominer tout ce qui est sur
terre. Hellboy doit faire le ménage.
Après le Labyrinthe de pan, Guillermo Del Toro continue à
enchanter les salles avec son univers tout à la fois superbe graphiquement grâce
à un travail énorme sur le maquillage, et enchanteur dans les thèmes choisis. En
effet, en construisant son récit autour de la lutte pour le pouvoir et en le
ponctuant de vibrants appels à l'amitié et à la sublimation par l'amour, le
réalisateur fait sien des thèmes classiques, et les renouvèle avec talent.
De plus, les imperfections du premier épisode sont ici
gommées, et le personnage de hellboy ne se retrouve pas avec un sidekick humain
inutile et bavard. Ici, on a des créatures qui s'affrontent et des humains qui
ne servent à rien, sinon à manigancer et essayer de gérer l'ingérable. Si
certains ont reproché au film un scénario trop simple, on ne peut qu'apprécier
le choix fait par Mike Mignolia de créer un scénario original, contrairement au
premier opus cinématographique qui était une adaptation d'un album. Ce qui est
pensé pour les planches ne passe pas forcément aussi bien à l'écran, en
revanche des personnages charismatiques le restent à l'écran, pour peu que l'on
y mette les moyens.
Enfin, signalons la performance énorme de Ron Pearlman, qui
trouve ici ce qui est sans doute le rôle d'une vie, et qui joue pour la
première fois à l'écran, le rôle d'un super-héros classique éméché après avoir
bu quelques bières avec une autre créature.
Zé ben damino
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