Un membre de la cia
est licencié. Il commence à écrire ses mémoires. Dans une salle de sports, un
entraineur tombe sur de mystérieux documents secrets. Il va essayer, grâce à la
russie d'en tirer profit.
Après le puissant no
country for old man, le retour à la comédie des frères Coen laissait
sceptique. Ladykillers, leur dernière
en date virant trop souvent à la bouffonnerie, on se demandait comment ils
allaient réussir à se renouveler dans l'humour.
La vision de burn after reading rassure heureusement les
amateurs du duo ; en effet, vendu comme une pure comédie, le film est en
réalité un croisement réussi entre le film d'espionnage et le vaudeville. C'est
simple, traité différemment, il aurait pu être soit un excellent film d'espionnage,
soit une pure comédie. Le choix de traiter des deux genres à la fois pourra
donc laisser des spectateurs sur la carreau, mais emmènera ceux qui font un
effort d'immersion vers un plaisir inhabituel.
Les personnages, assez finement écrits, et le casting 4
étoiles sont les principaux atouts du film. Que ce soit Malkovich, épave
humaine, Pitt, crétin bellâtre, ou Clooney, qui après o Brother et intolérable
cruauté continue son entreprise de démolition de son image, tous sont
drôles et pathétiques. Les personnages féminins, plus forts et rationnels sont
malheureusement un peu moins intéressants, même si ils constituent le ressort
du film.
Agréable récréation après un passage (trop ?) noir dans
leur filmographie, Burn after reading
est la preuve que les frères Coen ne sont pas morts et qu'ils ont encore
beaucoup à dire, contrairement à ce que beaucoup pensaient après l'échec
artistique de Ladykillers.
le trailer, cliquez-ici
Zé ben damino
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