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  <title>Dingues de toile</title>
  <description>Dingues de toile</description>
  <language>fr-FR</language>
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   <title>The wrestler : juste une dernière danse</title>
   <description><![CDATA[ La vie d'une ancienne
gloire du catch dans les ann&eacute;es 2000, entre maladie et solitude.



&nbsp;


Film d'une &eacute;norme charge &eacute;motive, the wrestler est sans
doute la meilleure interpr&eacute;tation de Rourke depuis Angel Hearth. Le visage
compl&egrave;tement d&eacute;truit, la voix cherchant son souffle &agrave; chaque instant, il est l'incarnation
m&ecirc;me de l'&eacute;pave, de l'homme pr&eacute;matur&eacute;ment vieilli par une vie d'exc&egrave;s. Dans ce
film o&ugrave; le personnage n'arrive jamais &agrave; se sortir de l'&eacute;chec qu'est devenue son
existence, Rourke est l'&acirc;me, le c&oelig;ur du projet. Tout semble &eacute;crit pour lui,
jusqu'&agrave; ce monologue final d'une puissance lacrymale &eacute;loquente, qui fait la
part entre la gloire et la l&eacute;gende, et qui insiste sur le fait que ceux que le
public veut ne peuvent dispara&icirc;tre des m&eacute;moires collectives. Il est assur&eacute; qu'avec
ce film, Mickey Rourke reste encore tr&egrave;s pr&eacute;sent dans les esprits pendant de
longues ann&eacute;es.



&nbsp;


A la r&eacute;alisation, Darren Aronofsky parvient &agrave; faire ce que
peu de ma&icirc;tre ont r&eacute;ussi jusqu'alors&nbsp;: adapter son style &agrave; son sujet. Laissant
les d&eacute;monstrations visuelles de ses deux pr&eacute;c&eacute;dents opus, il parvient &agrave; filmer
le drame de la solitude avec brio, comme il parvient &agrave; restituer la violence
des combats qui, s'ils sont arrang&eacute;s, n'en demeurent pas moins exigeants et
destructeurs pour les athl&egrave;tes. L'homme est donc parti sur le nouveau Robocop,
et les craintes que l'on pouvait avoir sont annihil&eacute;es quand on voit la
capacit&eacute; de l'homme &agrave; adapter sa r&eacute;alisation au propos de son film.


The wrestler est
sans doute le plus beau film de ce d&eacute;but d'ann&eacute;e.



&nbsp;


Z&eacute; ben damino


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo &agrave; &copy; Wild Bunch
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/792715</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
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  <pubDate>Sun, 29 Mar 2009 12:52:37 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>The fountain : amour sublime</title>
   <description><![CDATA[ Un scientifique
cherche un rem&egrave;de pour sa femme mourante, et doit trouver le salut dans un
r&eacute;cit portant sur les ann&eacute;es 1500 et dans un monde futuriste.



&nbsp;


Incroyable film, the
fountain est la preuve que Requiem
for a dream n'&eacute;tait pas un coup d'&eacute;p&eacute;e dans l'eau et que son r&eacute;alisateur
est capable d'aborder des genres et des th&egrave;mes diff&eacute;rents avec autant de
maestria. En s'attaquant &agrave; un r&eacute;cit complexe et en privil&eacute;giant trois parties
distinctes avec autant de d&eacute;cors diff&eacute;rents, il ne cherche pas la facilit&eacute;.


En se s&eacute;parant de Brad Pitt, initialement pr&eacute;vu pour le r&ocirc;le
principal, en raisons de diff&eacute;rents artistiques, il s'assure le contr&ocirc;le de son
projet malgr&eacute; une perte s&egrave;che de plusieurs millions de budget. 



&nbsp;


Pourtant &agrave; la vision du film, le spectateur est scotch&eacute;
devant autant d'audaces formelles (la partie futuriste est un d&eacute;fi pour Hugh
Jackman et pour les responsables des d&eacute;cors et des lumi&egrave;res), et par le fait
que les th&egrave;mes de la mort, de la vie et de la sagesse soient abord&eacute;s et trait&eacute;s
aussi intelligemment. Le spectateur doit fournir un v&eacute;ritable travail pour ne
pas &ecirc;tre largu&eacute; et approcher le sens du film, jamais rien ne lui est facilit&eacute;,
et c'est tant mieux&nbsp;!


On est &agrave; des kilom&egrave;tres du cin&eacute;ma pop-corn pour teenagers,
mais on est &eacute;galement &agrave; mille lieux d'un cin&eacute;ma d'art et d'essai poseur et
th&eacute;orisant &agrave; l'exc&egrave;s. 



&nbsp;


Cela vaudra donc au film un &eacute;chec public (10 millions de recettes us
et 200&nbsp;000 entr&eacute;es France) et une indiff&eacute;rence critique alors que Darren
Arronofsky a sans aucun doute livr&eacute; l'un des meilleurs films de 2006, voire des
ann&eacute;es 2000 avec ce film bouleversant et touchant.



&nbsp;


La bande-annonce, cliquez-ici



&nbsp;


Z&eacute; ben damino


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo
&agrave; &copy; TFM Distribution
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2009/02/773555</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
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  <pubDate>Wed, 18 Feb 2009 11:15:22 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Louise-Michelle : justice ouvrière ?</title>
   <description><![CDATA[ Une usine est ferm&eacute;e
du jour au lendemain et d&eacute;localis&eacute;e. Les ouvri&egrave;res d&eacute;cident alors de faire
caisse commune pour liquider leur patron.



&nbsp;


Le cin&eacute;ma social et humoristique est suffisamment rare en France
pour &ecirc;tre salu&eacute; quand il est r&eacute;ussi. Ici, la presse unanime&nbsp; a peut &ecirc;tre salu&eacute; &agrave; l'exc&egrave;s un film certes
tr&egrave;s bon, mais qui conna&icirc;t des baisses de rythme assez pesantes par moment. 


Dot&eacute; d'un casting parfait o&ugrave; resplendissent Moreau et Bouli,
le film b&eacute;n&eacute;ficie &eacute;galement de guests de choix dans des sc&egrave;nes hilarantes, en
particulier celles de Kassovitz et Poolevorde. L'ensemble fonctionne plut&ocirc;t
bien, le film est politique et r&eacute;jouissant, les patrons y sont des salauds
avides, les ouvriers des simplets attachants, et des audaces formelles viennent
dynamiter un film malheureusement trop fauch&eacute;. 



&nbsp;


S'il est un reproche que l'on peut faire au film, c'est principalement
ces plans-s&eacute;quences trop longs, qui selon l'aveu m&ecirc;me des r&eacute;alisateurs, est
plus un cache-mis&egrave;re qu'une v&eacute;ritable volont&eacute; artistique. Si l'on fait
abstraction d'un rythme assez in&eacute;gal, le film est d'une originalit&eacute; et d'une
fraicheur qui manque g&eacute;n&eacute;ralement au cin&eacute;ma fran&ccedil;ais qui n'ose sortir de ses sempiternels
drames sur le mal de vivre et ses com&eacute;dies franchouillardes &eacute;crites avec les
pieds. Financer des films plus couillus comme celui-ci serait sans doute ce qu'il
y a de mieux &agrave; faire pour que les gens retournent au cin&eacute;ma. 


Ce film est la preuve que l'on peut avoir un rire de qualit&eacute;
dans l'hexagone.



&nbsp;


Z&eacute; ben damino


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo &agrave; &nbsp;Ad Vitam
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2009/02/766950</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
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  <pubDate>Thu, 05 Feb 2009 15:51:14 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Burn after reading : à la croisée des genres</title>
   <description><![CDATA[ Un membre de la cia
est licenci&eacute;. Il commence &agrave; &eacute;crire ses m&eacute;moires. Dans une salle de sports, un
entraineur tombe sur de myst&eacute;rieux documents secrets. Il va essayer, gr&acirc;ce &agrave; la
russie d'en tirer profit.


&nbsp;


Apr&egrave;s le puissant no
country for old man, le retour &agrave; la com&eacute;die des fr&egrave;res Coen laissait
sceptique. Ladykillers, leur derni&egrave;re
en date virant trop souvent &agrave; la bouffonnerie, on se demandait comment ils
allaient r&eacute;ussir &agrave; se renouveler dans l'humour. 


La vision de burn after reading rassure heureusement les
amateurs du duo&nbsp;; en effet, vendu comme une pure com&eacute;die, le film est en
r&eacute;alit&eacute; un croisement r&eacute;ussi entre le film d'espionnage et le vaudeville. C'est
simple, trait&eacute; diff&eacute;remment, il aurait pu &ecirc;tre soit un excellent film d'espionnage,
soit une pure com&eacute;die. Le choix de traiter des deux genres &agrave; la fois pourra
donc laisser des spectateurs sur la carreau, mais emm&egrave;nera ceux qui font un
effort d'immersion vers un plaisir inhabituel.



&nbsp;


Les personnages, assez finement &eacute;crits, et le casting 4
&eacute;toiles sont les principaux atouts du film. Que ce soit Malkovich, &eacute;pave
humaine, Pitt, cr&eacute;tin bell&acirc;tre, ou Clooney, qui apr&egrave;s o Brother et &nbsp;intol&eacute;rable
cruaut&eacute; continue son entreprise de d&eacute;molition de son image, tous sont
dr&ocirc;les et path&eacute;tiques. Les personnages f&eacute;minins, plus forts et rationnels sont
malheureusement un peu moins int&eacute;ressants, m&ecirc;me si ils constituent le ressort
du film.



&nbsp;


Agr&eacute;able r&eacute;cr&eacute;ation apr&egrave;s un passage (trop&nbsp;?) noir dans
leur filmographie, Burn after reading
est la preuve que les fr&egrave;res Coen ne sont pas morts et qu'ils ont encore
beaucoup &agrave; dire, contrairement &agrave; ce que beaucoup pensaient apr&egrave;s l'&eacute;chec
artistique de Ladykillers.



&nbsp;
le trailer, cliquez-ici


Z&eacute; ben damino


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo &agrave; StudioCanal
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2009/02/764919</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
   <guid isPermaLink="true">http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2009/02/764919</guid>
  <pubDate>Sun, 01 Feb 2009 13:29:19 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Hot spot : noir desseins</title>
   <description><![CDATA[ Un homme se fait
embaucher comme vendeur de voitures dans une petite ville du sud des Etats-Unis.
Entre la comptable, jeune ing&eacute;nue, la femme du patron, garce arriviste, et la
banque qu'il projette de cambrioler, ses choix ne seront pas ais&eacute;s.


&nbsp;


Denis Hopper n'a jamais fait mieux que son premier film, Easy Rider, r&eacute;alis&eacute; en 1969, qui sera le
t&eacute;moignage et l'&eacute;tendard d'une g&eacute;n&eacute;ration. Pourtant avec Hot Spot, il r&eacute;alise
ce qui est sans doute un des meilleurs films noirs post&eacute;rieur &agrave; 1950. Aid&eacute; par
un casting de choix, port&eacute; par un Don Johnson parfait, il tourne un film
poisseux, lent, empreint de malhonn&ecirc;tet&eacute;, o&ugrave; les femmes trompent leur mari et
o&ugrave; les hommes malins ne pensent qu'&agrave; l'argent, tandis que la famille est
repr&eacute;sent&eacute;e comme une entrave &agrave; peine bonne &agrave; contenter les ploucs locaux.



&nbsp;


Tiss&eacute; de mains de ma&icirc;tre, le sc&eacute;nario s'&eacute;gr&egrave;ne au fil du
temps, et aucune &eacute;chappatoire honn&ecirc;te n'appara&icirc;t &agrave; quelque moment que ce soit. En
effet, les personnages qui paraissent bons ne le sont pas n&eacute;cessairement, et
les mauvais eux, sont encore pires qu'ils ne paraissent. Autant dire que l'ambiance
n'est pas &agrave; la joie et que ce film injustement m&eacute;connu de 1990 m&eacute;rite d'&ecirc;tre
vu, il saura combler les amateurs de perdants.



&nbsp;


Z&eacute; ben damino
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   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2009/01/763557</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
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  <pubDate>Thu, 29 Jan 2009 12:12:15 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>L’ultime razzia : classieux film noir</title>
   <description><![CDATA[ Le casse d'un hippodrome,
de son organisation &agrave; sa conclusion, en passant par son accomplissement.



&nbsp;


Stanley Kubrick, &agrave; ses d&eacute;buts, ne passait pas des ann&eacute;es &agrave;
tourner et retourner ses films pour parvenir &agrave; un style qu'il souhaitait le
plus proche de la perfection cin&eacute;matographique. Et pourtant, en regardant l'ultime razzia, on est souffl&eacute; du d&eacute;but
&agrave; la fin par un rythme et une mise en sc&egrave;ne qui &eacute;vitent tout esbroufe et qui,
en allant droit au but, ont une modernit&eacute; qui fait que le film, plus de 50 ans &nbsp;apr&egrave;s sa sortie, reste un mod&egrave;le du genre.



&nbsp;


Pour commencer, les personnages sont d&eacute;peints en quelques
minutes et tous les arch&eacute;types du genre sont pr&eacute;sents, sans que ce soit d&eacute;rangeant,
bien au contraire&nbsp;: de la femme fatale au paum&eacute; en passant par le flic
pourri et le truand au grand c&oelig;ur, on a le droit &agrave; un v&eacute;ritable catalogue des
&eacute;l&eacute;ments qui font la particularit&eacute; attachante du film noir. 


Ensuite, le sc&eacute;nario ne laisse aucun temps mort, au point qu'arriv&eacute;
au bout des 80 minutes du long-m&eacute;trage, on se retrouve &eacute;puis&eacute; d'avoir fix&eacute; son
attention de la sorte sans s'arr&ecirc;ter.


Enfin, le film reste noir du d&eacute;but &agrave; la fin, et n'accorde
aucun espoir dans un monde de pauvres types qui croient trouver dans le gangst&eacute;risme
un moyen d'&eacute;chapper &agrave; leur triste quotidien. En r&eacute;alit&eacute;, ce film est l'anti ocean's eleven par excellence&nbsp;: au
lieu de glamour et de facilit&eacute;s sc&eacute;naristiques soutenues par un casting de r&ecirc;ve,
on se retrouve avec un gla&ccedil;ant portrait du milieu du banditisme avec un
sc&eacute;nario savamment &eacute;crit et des acteurs excellents et tout en humilit&eacute;.



&nbsp;


En d&eacute;finitive, l'ultime
razzia est un film d'un ma&icirc;tre &agrave; red&eacute;couvrir, car s'il est m&eacute;connu, il est
loin d'&ecirc;tre mineur.



&nbsp;
le trailer, cliquez-ici


Z&eacute; ben damino


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo &agrave; &copy;MGM
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2009/01/757826</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
   <guid isPermaLink="true">http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2009/01/757826</guid>
  <pubDate>Sat, 17 Jan 2009 13:11:05 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Coups de feu dans la Sierra : Légende vieillissante</title>
   <description><![CDATA[ Un sheriff &agrave; la
retraite est charg&eacute; par une banque de ramener l'or d'une r&eacute;gion mini&egrave;re. Il
choisit de se faire accompagner par un ami qu'il croit sur, mais qui convoite
le butin.



&nbsp;


Deuxi&egrave;me long-m&eacute;trage de Sam Peckinpah, coups de feu est, 30
ans avant Impitoyable, une int&eacute;ressante r&eacute;flexion sur l'&acirc;ge mur des cow-boys du
grand ouest am&eacute;ricain. Lorsque l'on a une glorieuse r&eacute;putation de justicier,
comment accepter le vieillissement&nbsp;sans faillir aux valeurs que l'on a
toujours d&eacute;fendu&nbsp;? Deux r&eacute;ponses sont propos&eacute;es&nbsp;au d&eacute;but du
film&nbsp;: en cachant l'affaiblissement de son corps en mentant (c'est-&agrave;-dire
par exemple pr&eacute;texter vouloir &eacute;tudier seul un contrat pour pouvoir sortir ses
lunettes), ou tricher (en enlevant le plomb de l'arme d'un adversaire pour lui
faire croire qu'on est meilleur). Si ce constat est assez gla&ccedil;ant, le
d&eacute;roulement du film va heureusement nuancer cela, en insistant sur l'amiti&eacute;, le
sens de l'honneur et de justice qui pousse certains &agrave; sacrifier leu bien-&ecirc;tre
et en &eacute;vitant de feindre l'indiff&eacute;rence.



&nbsp;


Assez classique dans le d&eacute;roulement de sa trame, le film se
paie une sc&egrave;ne glauque &agrave; souhait, celle du mariage dans une ville d&eacute;g&eacute;n&eacute;r&eacute;e et
sans morale. On trouve d&eacute;j&agrave; la trace de ce que seront les chiens de paille et sa ville d'irlandais solidaires dans la
d&eacute;bauche, et ne voyait les femmes que comme un objet &agrave; prendre et non &agrave;
s&eacute;duire. Pour ceux qui ne connaissent pas le r&eacute;alisateur, les 10 minutes
malsaines que dure la sc&egrave;ne risquent de surprendre. Pour les autres, elle
montre la pens&eacute;e d'un homme qui consid&egrave;rera souvent les communaut&eacute;s &eacute;loign&eacute;es
comme un danger pour la raison et la biens&eacute;ance.


Enfin, techniquement, tourn&eacute; dans un parc naturel aux
Etats-Unis, le film b&eacute;n&eacute;ficie de paysages magnifiques mis en valeur par de
nombreux plans larges.



&nbsp;


Simple et efficace, Coups
de feu dans la Sierra
est une bonne introduction dans l'univers d'un r&eacute;alisateur qui, aux c&ocirc;t&eacute;s de
Leone et Eastwood, apporta ses lettres de noblesse aux westerns apr&egrave;s l'&eacute;poque
classique de John Ford.



&nbsp;
la bande-annonce, cliquez-ici



Z&eacute; ben damino


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo &agrave; Swashbuckler Films
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2009/01/756264</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
   <guid isPermaLink="true">http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2009/01/756264</guid>
  <pubDate>Wed, 14 Jan 2009 11:29:36 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>L’échange : maternité et criminalité</title>
   <description><![CDATA[ Une m&egrave;re de famille
qui a perdu son fils voit la police revenir avec un autre enfant, lui assurant
que c'est le sien. Elle va devoir se battre pour mettre &agrave; jour une v&eacute;rit&eacute;
cruelle.



&nbsp;


Clint Eastwood enchaine depuis plus de 10 ans des films qui
sont des classiques instantan&eacute;s. Ces derniers temps, Mystic River et Million
dollars baby avaient fait preuve d'un savoir-faire certain au profit d'un
sc&eacute;nario puissant, m&eacute;nageant &eacute;motion et r&eacute;flexion sur des th&egrave;mes aussi forts
que la vengeance, la filiation et l'euthanasie. Avec l'&eacute;change, c'est
principalement sur le th&egrave;me de la filiation qu'il travaille, mais alors que la
premi&egrave;re demi-heure se tourne presque exclusivement d'un point de vue
dramatique, le virage vers le polar noir permet d'aborder les th&egrave;mes de la
place des femmes dans la soci&eacute;t&eacute; am&eacute;ricaine, et de la corruption au sein de la
police municipale. 



&nbsp;


Fervent R&eacute;publicain, ne cachant pas des penchants (rappelons
qu'en 2005, il a menac&eacute; de mort Michael Moore au cas o&ugrave; celui-ci franchirait la
porte de sa maison comme il l'a fait pour Charlton Eston), l'homme a su prendre
des positions avant-gardistes et &agrave; contre-courant de sa ligne politique. Ainsi,
lorsque dans l'&eacute;change, il aborde l'internement psychiatrique des femmes dans
les ann&eacute;es 20, il ne tombe pas dans les travers de la sensiblerie, mais d&eacute;nonce
et d&eacute;voile une situation qui ne peut qu'indigner. Il est pour cela aid&eacute; par une
interpr&eacute;tation sans faille d'Angelina Jolie et celle excellente comme &agrave; l'accoutum&eacute;
de John Malkovich.



&nbsp;


Sur la forme, le r&eacute;alisateur aux 2 oscars ne change rien (et
c'est tant mieux), des plans larges d'une classe folle, un rythme lent sans &ecirc;tre
longuet, une musique envoutante, et un sc&eacute;nario qui prend le temps de s'installer
pour mieux prendre &agrave; la gorge lors de sc&egrave;nes d'une puissance impressionnante. A
ce niveau, lors d'une sc&egrave;ne d'ex&eacute;cution de peine capitale, la froideur et l'absence
d'emphase montrent la peine capitale telle qu'elle est&nbsp;: un acte inutile
et barbare.



&nbsp;


Dans l'attente de son prochain film o&ugrave; il a annonc&eacute; qu'il
serait pour la derni&egrave;re fois devant la cam&eacute;ra, l'&eacute;change constitue une nouvelle
&oelig;uvre majeure dans la carri&egrave;re d'un des plus grands g&eacute;nies du 7 &egrave;me art.




&nbsp;


Z&eacute; ben damino



&nbsp;


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo &agrave; &copy; Warner Bross
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2009/01/755097</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
   <guid isPermaLink="true">http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2009/01/755097</guid>
  <pubDate>Sun, 11 Jan 2009 18:46:23 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Mesrine : quand le cinéma français a de la gueule</title>
   <description><![CDATA[ L'itin&eacute;raire de
jacques Mesrine, de sa sortie de l'arm&eacute;e, &agrave; l'issue de la guerre d'Alg&eacute;rie,
jusqu'&agrave; sa mort en passant par son parcours dans le grand banditisme.



&nbsp;


Vincent Cassel est sans doute l'acteur fran&ccedil;ais le plus int&eacute;ressant
de sa g&eacute;n&eacute;ration. C'est bien simple depuis Depardieu et Dewaere, on n'avait pas
vu quelqu'un capable de choisir ses r&ocirc;les avec go&ucirc;t et de les interpr&eacute;ter avec
autant de force. S'il s'&eacute;tait quelque peu fourvoy&eacute; aux Etats-Unis ces derniers
temps (d&eacute;rapage et ocean's 12), il nous avait donn&eacute;
quelques grand r&ocirc;les gr&acirc;ce aux promesses
de l'ombre et &agrave; Sheitan (film
in&eacute;gal mais impressionnant de sa part). Ici, il est un des moteurs du film.


Richet, le r&eacute;alisateur, a fait ses preuves avec du cin&eacute;ma
social avant de partir de l'autre c&ocirc;t&eacute; de l'atlantique pour tourner un remake
du premier Carpenter, film auquel il a apport&eacute; sa touche personnelle.



&nbsp;


En pr&egrave;s de 4 heures, on a droit &agrave; un concentr&eacute; de ce qui se
fait de mieux dans le film fran&ccedil;ais&nbsp;: un casting quatre &eacute;toiles
(Depardieu, Sagnier, Lanvin, Le Bihan), un sc&eacute;nario travaill&eacute;, des dialogues
qui font mouche et un montage impressionnant. Les reconstitutions d'&eacute;poque sont
parfaites, et on a vraiment l'impression de voir o&ugrave; le budget est parti devant
un film d'une telle envergure.



&nbsp;


Loin d'&ecirc;tre une apologie du grand-banditisme, comme certains
esprits chagrins ont pu le croire (voir le canard
enchain&eacute; du 10/12/2008), le film montre Mesrine tel qu'il est&nbsp;: un
esprit faible, qui n'a pas envie de travailler, et qui choisit la facilit&eacute; plut&ocirc;t
que l'honn&ecirc;tet&eacute;. Le r&ocirc;le des m&eacute;dias est &eacute;galement d&eacute;nonc&eacute;&nbsp;: loin d'&ecirc;tre
innocents, ils forment le ciment de la reconnaissance du voleur&nbsp;: en
faisant une publicit&eacute; d&eacute;mesur&eacute;e &agrave; l'individu, en le rencontrant sans le
d&eacute;noncer, ils font ce qu'ils peuvent faire de pire, c'est-&agrave;-dire faire la
promotion du mal sans jamais remettre en question leur propre position lors d'interviews
irr&eacute;els attirant le voyeurisme du spectateur.



&nbsp;


Dans tous les cas, voici sans aucun doute le film fran&ccedil;ais
le plus marquant de 2008, beau, intelligent, bien jou&eacute; et qui fait r&eacute;fl&eacute;chir. En
esp&eacute;rant que le succ&egrave;s en salle (plus de 2 millions d'entr&eacute;es pour le premier
volet) incite les producteurs &agrave; plus d'audace &agrave; l'avenir.



&nbsp;


Z&eacute; ben damino


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo &agrave; &copy; La Petite Reine / Roger
Arpajou
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/12/743061</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
   <guid isPermaLink="true">http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/12/743061</guid>
  <pubDate>Sun, 14 Dec 2008 17:32:41 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Assaut : la naissance d’un génie</title>
   <description><![CDATA[ Lors de son premier
jour, un jeune policier est charg&eacute; d'assurer le d&eacute;m&eacute;nagement d'un commissariat.
Ce qui devait n'&ecirc;tre qu'une mission de routine se transforme en jeu de massacre
quand un gang prend le commissariat pour cible.



&nbsp;


Premier film de John Carpenter au sortir de son &eacute;cole de
cin&eacute;ma, assaut contient d&eacute;j&agrave; toutes les caract&eacute;ristiques du r&eacute;alisateur&nbsp;:
une musique envoutante, peu de dialogues, un m&eacute;lange des genres (ici, le
western et le fantastique) et un film court qui ne contient aucune minute
inutile.



&nbsp;


Le film est particuli&egrave;rement r&eacute;ussi par son aspect envoutant&nbsp;:
aucune fioriture, presque aucune explication, et un gang fantomatique tout
droit sorti de la nuit des morts-vivants.
Le remake qu'en fera le fran&ccedil;ais Richet, s'il est r&eacute;ussi, transformera d'ailleurs
le film en film d'action noir, sans plus aucune r&eacute;f&eacute;rence au fantastique, alors
que c'est pr&eacute;cis&eacute;ment ce qui faisait l'originalit&eacute; de la version Carpenter.



&nbsp;


Signalons &eacute;galement l'absence de concession d'un point de
vue moral, puisque l'on voit une fillette assassin&eacute;e froidement par des voyous
sans aucune raison, semble-t-il pour passer le temps. La sc&egrave;ne sera d'ailleurs
coup&eacute;e en France sous les ann&eacute;es Giscard, tristes ann&eacute;es pour le cin&eacute;ma de
genre.



&nbsp;


Alors qu'il semble de plus en plus sur que le syst&egrave;me a eu
raison de la pugnacit&eacute; de John Carpenter (son dernier long-m&eacute;trage Ghost of mars datant de 2001, et il ne
semble pas pr&egrave;s de reprendre le chemin du tournage), et alors que les remakes
de ses &nbsp;premier films continuent de s'&eacute;grener
pour le meilleur (Halloween de Rob
Zombie) et pour le pire (fog), il est
temps de se replonger dans l'&oelig;uvre d'un ma&icirc;tre du fantastique, qui apr&egrave;s assaut
enchaina avec l'une des figures du genre les plus prolifiques&nbsp;: celle de
Mike Myers qui allait lui donner une l&eacute;gitimit&eacute; commerciale lui permettant d'avoir
pour un moment les coud&eacute;s franches pour ses prochains m&eacute;trages.



&nbsp;


Z&eacute; ben damino
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/12/741135</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
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  <pubDate>Wed, 10 Dec 2008 11:40:51 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>terminator et Benoit, 2 news en 1</title>
   <description><![CDATA[ la nouvelle affiche anim&eacute;e de terminator, qui claque, m&ecirc;me si elle ne sert &agrave; rien, cliquez ici.et la nouvelle com&eacute;die (qui &agrave; l'air moyenne) du grand benoit poelevoorde, avec des miss de campagne, cliquez ici ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/11/735101</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
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  <pubDate>Thu, 27 Nov 2008 19:14:40 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>The wrestler: le retour de Rourke</title>
   <description><![CDATA[ le nouveau film du r&eacute;alisateur de Requiem for a dream est un drame sur le retour improbable d'une ancienne star du catch. Ce quii pourrait &ecirc;tre anecdotique s'est r&eacute;v&eacute;l&eacute; un tour de force, gr&acirc;ce au choix judicieux de Mickey Rourke comme acteur principal. Pr&eacute;sent&eacute; cette ann&eacute;e au festival de Venise, le film a &eacute;t&eacute; acclam&eacute;, a remport&eacute; un lion d'or, et la prestation de l'homme aux santiags a &eacute;t&eacute; unanimement salu&eacute;e.On a donc h&acirc;te de le voir en france, et en attendant, voici le trailer anglais avec une chanson du boss, Bruce Springsteen, pour le voir, cliquez-iciz&eacute; ben daminotous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo &agrave; (c)Mars Distribution ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/11/732802</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
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  <pubDate>Sun, 23 Nov 2008 16:20:33 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Hellboy 2 : magie et merveilleux</title>
   <description><![CDATA[ La tr&ecirc;ve entre le monde des humains et celui des monstres
est en passe d'&ecirc;tre rompue par un prince qui veut dominer tout ce qui est sur
terre. Hellboy doit faire le m&eacute;nage.


&nbsp;


Apr&egrave;s le Labyrinthe de pan, Guillermo Del Toro continue &agrave;
enchanter les salles avec son univers tout &agrave; la fois superbe graphiquement gr&acirc;ce
&agrave; un travail &eacute;norme sur le maquillage, et enchanteur dans les th&egrave;mes choisis. En
effet, en construisant son r&eacute;cit autour de la lutte pour le pouvoir et en le
ponctuant de vibrants appels &agrave; l'amiti&eacute; et &agrave; la sublimation par l'amour, le
r&eacute;alisateur fait sien des th&egrave;mes classiques, et les renouv&egrave;le avec talent.



&nbsp;


De plus, les imperfections du premier &eacute;pisode sont ici
gomm&eacute;es, et le personnage de hellboy ne se retrouve pas avec un sidekick humain
inutile et bavard. Ici, on a des cr&eacute;atures qui s'affrontent et des humains qui
ne servent &agrave; rien, sinon &agrave; manigancer et essayer de g&eacute;rer l'ing&eacute;rable. Si
certains ont reproch&eacute; au film un sc&eacute;nario trop simple, on ne peut qu'appr&eacute;cier
le choix fait par Mike Mignolia de cr&eacute;er un sc&eacute;nario original, contrairement au
premier opus cin&eacute;matographique qui &eacute;tait une adaptation d'un album. Ce qui est
pens&eacute; pour les planches ne passe pas forc&eacute;ment aussi bien &agrave; l'&eacute;cran, en
revanche des personnages charismatiques le restent &agrave; l'&eacute;cran, pour peu que l'on
y mette les moyens.



&nbsp;


Enfin, signalons la performance &eacute;norme de Ron Pearlman, qui
trouve ici ce qui est sans doute le r&ocirc;le d'une vie, et qui joue pour la
premi&egrave;re fois &agrave; l'&eacute;cran, le r&ocirc;le d'un super-h&eacute;ros classique &eacute;m&eacute;ch&eacute; apr&egrave;s avoir
bu quelques bi&egrave;res avec une autre cr&eacute;ature. 



&nbsp;


Z&eacute; ben damino


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo &agrave; Universal Pictures
International France
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/11/731051</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
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  <pubDate>Thu, 20 Nov 2008 14:14:16 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Invasion Los Angeles : science-fiction, politique et bras d’honneur</title>
   <description><![CDATA[ Apr&egrave;s avoir &ecirc;tre
chass&eacute; d'un bidon-ville par les forces de police, un ouvrier tombe sur une
paire de lunette qui a la capacit&eacute; de r&eacute;v&eacute;ler le vrai visage d'extra-terrestre
infiltr&eacute;s sur terre.



&nbsp;


Apr&egrave;s le bide public, mais non artistique des Aventures de Jack Burton dans les griffes du
Mandarin, Carpenter est persona non
gratta dans les grands studios hollywoodiens. Pour trouver un financement, il
est oblig&eacute; de se tourner vers des tr&egrave;s petits budgets. Il choisit alors de
tourner&hellip; un film de science-fiction. Ce qui peut sembler une totale h&eacute;r&eacute;sie se
r&eacute;v&egrave;le un coup de ma&icirc;tre tant le sc&eacute;nario b&eacute;ton s'accommode d'effets &agrave;
l'ancienne et d'un aspect s&eacute;rie B purement jouissif. Magistralement film&eacute;, avec
une musique r&eacute;ussie et ent&ecirc;tante, et un acteur charismatique, Invasion Los
Angeles ne pouvait &ecirc;tre un film sans message.



&nbsp;


Car parall&egrave;lement,&nbsp; en
plein dans les ann&eacute;es Reagan, le culte de l'argent et de la r&eacute;ussite laisse de
c&ocirc;t&eacute; de nombreux am&eacute;ricains dans une crise humaine et sociale qui ne dit pas
son nom. Pour cracher sa col&egrave;re, Carpenter fait du vrai cin&eacute;ma engag&eacute;, un
brulot o&ugrave; les messages subliminaux envoy&eacute;s par les Extra-terrestres sont autant
de valeurs auxquelles l'Am&eacute;rique croit alors, mais qui ne sont pas celles que
partage l'auteur. Pour exemple, sur les billets, gr&acirc;ce aux lunettes, le h&eacute;ros
peut lire &laquo;&nbsp;this is your god&nbsp;&raquo;. Et dans les journaux, on peut lire
&eacute;galement &laquo;&nbsp;reproduis-toi&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;consomme&nbsp;&raquo;.



&nbsp;


Le film est &agrave; l'image du dernier geste du h&eacute;ros&nbsp;: un
bras d'honneur sublime et salvateur qui donne toute sa valeur au mot &laquo; r&eacute;sistance &raquo;.



&nbsp;


Z&eacute; ben damino


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo &agrave; &copy;studiocanal 
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/11/728550</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
   <guid isPermaLink="true">http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/11/728550</guid>
  <pubDate>Sun, 16 Nov 2008 16:47:19 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>L’ultime souper : devine qui vient diner ce soir…</title>
   <description><![CDATA[ Au cours d'un repas entre &eacute;tudiants, des jeunes tuent
accidentellement un raciste violent. Au lieu de se rendre &agrave; la police, ils
d&eacute;cident d'inviter r&eacute;guli&egrave;rement des gens &agrave; leur table et de les &eacute;liminer si
ils s'av&egrave;rent potentiellement dangereux pour la soci&eacute;t&eacute;.



&nbsp;


Film aux limites des genres, entre com&eacute;die noire, thriller
et drame, l'ultime souper est un film relativement m&eacute;connu et qui part
cependant d'un fort potentiel&nbsp;: si vous pouviez remonter le temps et que
vous vous retrouviez face &agrave; Hitler encore &eacute;tudiant, le tueriez vous alors qu'il
n'a encore rien fait, pour &eacute;viter les atrocit&eacute;s qu'il commettra plus
tard&nbsp;?


Aucun r&eacute;ponse moralisatrice n'est donn&eacute;, mais une
int&eacute;ressante &eacute;tude des m&oelig;urs au travers de personnages savamment &eacute;crits, et un
plaisir trop rare, celui de regarder un film avec Cameron Diaz o&ugrave; le spectateur
est un minimum sollicit&eacute; intellectuellement.



&nbsp;


Le film se passe quasi-uniquement dans une maison, voire un
salon, et tient la route gr&acirc;ce &agrave; des acteurs excellents, des dialogues
brillants et un sc&eacute;nario sans temps mort. De plus, la fin roublarde est r&eacute;ussie
par la pr&eacute;sence d'un Ron Pearlman ambigu et fascinant.


Un vrai moment de th&eacute;&acirc;tre au cin&eacute;ma en r&eacute;alit&eacute;, un sans
faute totale, un bijou noir.



&nbsp;
le trailer anglais, cliquez-ici


Z&eacute; ben damino 


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo &agrave; Les Films Number One
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/11/726027</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
   <guid isPermaLink="true">http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/11/726027</guid>
  <pubDate>Tue, 11 Nov 2008 20:09:05 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Intraçable : voyeurisme meurtrier</title>
   <description><![CDATA[ Un homme enl&egrave;ve des
personnes et les places devant les cam&eacute;ras d'un site internet qui, en fonction
du nombre de visite, met &agrave; mort l'individu.



&nbsp;


Intra&ccedil;able est un
thriller des plus r&eacute;ussi parce qu'il se sert du voyeurisme du spectateur comme
moteur de l'action. En effet, si les pi&egrave;ges sont ing&eacute;nieux, on est loin de la
gratuit&eacute; d'un Saw, et le fait que les
internautes soient les r&eacute;els meurtriers de la machination du tueur est vraiment
passionnant. Que se passerait-il dans la r&eacute;alit&eacute; si une telle abomination
existait&nbsp;? Le site serait-il visit&eacute; o&ugrave; boycott&eacute;&nbsp;?



&nbsp;


Au tout d&eacute;but du film l'enqu&ecirc;trice passe &agrave; proximit&eacute; d'un
accident de voiture, et on voit des badauds attroup&eacute;s autour, esp&eacute;rant voir
quelque abomination. Tout le propos du film se r&eacute;sume &agrave; ceci&nbsp;: internet
est le moyen d'assouvir les fascinations les plus d&eacute;viantes en totale impunit&eacute;,
et sans que personne n'en sache rien. Alors m&ecirc;me que le net constitue un moyen
de diffusion de l'information d'une capacit&eacute; in&eacute;galable, ce qu'il v&eacute;hicule le
plus dans les faits, c'est de la pornographie, de la violence, et de la d&eacute;viance.
Cela constitue donc la preuve la plus irr&eacute;futable du mal qui habite l'humanit&eacute;
et de sa future autodestruction.



&nbsp;


Pour appuyer ce propos, le r&eacute;alisateur, &agrave; qui l'on doit le
d&eacute;j&agrave; excellent peur primale, s'entoure d'acteurs excellents
et monte son film sans c&eacute;der aux canons du genre et sans trop le hacher. Ca
fonctionne plut&ocirc;t bien, et il serait dommage de passer &agrave; c&ocirc;t&eacute; de ce film, plut&ocirc;t
boud&eacute; lors de sa sortie en salle.



&nbsp;
la bande-annonce, cliquez-ici


Z&eacute; ben damin&otilde;


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo
&agrave; Paramount Pictures France
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/11/724759</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
   <guid isPermaLink="true">http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/11/724759</guid>
  <pubDate>Sun, 09 Nov 2008 17:08:56 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Joyeuses funérailles : les noces funèbres</title>
   <description><![CDATA[ Lors de l'enterrement
du p&egrave;re de famille, assistez aux chass&eacute;s crois&eacute;s des membres de cette derni&egrave;re,
entre drogues, secrets inavouables, et jalousie.



&nbsp;


R&eacute;alisateur du d&eacute;j&agrave; excellent In and out, Franck Oz prouve une nouvelle fois que l'humour peut
venir de toutes les situations, m&ecirc;me les plus tragiques, et que comme le disait
Desproges &laquo;&nbsp;on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde&nbsp;&raquo;. Ici,
la premi&egrave;re sc&egrave;ne donne le ton, lorsque les croquemorts ouvrent le cercueil et
s'aper&ccedil;oivent devant les familles, qu'ils ont amen&eacute; un autre mort. Effet
garanti, et nouvel exemple de la qualit&eacute; d'&eacute;criture de l'humour anglais.



&nbsp;


Les acteurs sont tous excellents, le film est mont&eacute; comme
une pi&egrave;ce de th&eacute;&acirc;tre, et on s'amuse beaucoup devant tant d'imagination. A vrai
dire, si l'on pouvait craindre un plagiat de Six Feet Under, les auteurs partent dans une toute autre direction,
d&eacute;laissant l'&eacute;motion qui fait le charme de la s&eacute;rie au profit d'un plaisir
imm&eacute;diat.



&nbsp;


Loin du rire gras et paillard du comique troupier &agrave; la
  Benny Hill, loin du
sentimentalisme &agrave; la Dany Boon,
Joyeuses fun&eacute;railles est d'autant plus agr&eacute;able qu'il a &eacute;t&eacute; peu expos&eacute; lors de
sa sortie salle et qu'il constitue une bonne surprise.

la bande-annonce, cliquez-ici



&nbsp;


Z&eacute; ben damin&otilde;


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo &agrave; SND
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/11/723128</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
   <guid isPermaLink="true">http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/11/723128</guid>
  <pubDate>Thu, 06 Nov 2008 17:11:58 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Go fast : la loi et l’ordre</title>
   <description><![CDATA[ Au cours d'une planque en banlieue parisienne, un groupe de
policiers va se faire sommairement ex&eacute;cut&eacute;. Un flic va alors s'infiltrer dans
un r&eacute;seau qui ram&egrave;ne de la drogue depuis le maroc pour faire tomber les
coupables.



&nbsp;


Attention, film miraculeux&nbsp;; en moins d'1h30, le
r&eacute;alisateur r&eacute;ussit &agrave; tourner un polar nerveux, ce qu'accentue une musique
&eacute;lectronique stressante, sans fioriture ni disgression, mont&eacute; sur le fil du
rasoir, et document&eacute; gr&acirc;ce &agrave; l'aide de gangsters repentis. De plus, les
acteurs, Roschdy Zem en t&ecirc;te, sont excellents.



&nbsp;


La premi&egrave;re partie du film montre une banlieue comme une
zone de non-droit, o&ugrave; le chaos urbain et le d&eacute;sengagement de l'&eacute;tat atteignent
leur apog&eacute;e, et o&ugrave; les r&eacute;seaux criminels contr&ocirc;lent la vie des quartiers. La
seconde partie nous d&eacute;voile le trajet de la drogue et la puissance et l'organisation
dont b&eacute;n&eacute;ficient les barons. Entre les deux, on aura assist&eacute; &agrave; l'entrainement
sp&eacute;cial de policiers d'&eacute;lites qui, s'il semble trop extr&egrave;me pour &ecirc;tre cr&eacute;dible,
s'av&egrave;re incroyablement cin&eacute;matographique.



&nbsp;


Si l'on peut regretter une happy end qui ne se justifie pas
n&eacute;cessairement, il serait dommage de passer &agrave; cot&eacute; de la puissance brute de ce
film, qui devrait supporter sans difficult&eacute;s un visionnage r&eacute;p&eacute;t&eacute;.



&nbsp;


Z&eacute; ben damin&otilde;


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo
&agrave; EuropaCorp Distribution



,
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/11/719285</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
   <guid isPermaLink="true">http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/11/719285</guid>
  <pubDate>Sat, 01 Nov 2008 04:49:07 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>La vie de Brian : dieu, les sectes, et l’humour</title>
   <description><![CDATA[ Voisin de naissance de
J&eacute;sus, Brian va conna&icirc;tre une vie empreinte bien malgr&eacute; lui de religion &agrave; une
&eacute;poque o&ugrave; beaucoup cherchent dans la foi le sens de leur vie.


&nbsp;


Les Monthy Python, apr&egrave;s le fabuleux Sacr&eacute; Graal qui jouait avec talent de l'absurde et du non-sens, s'attaquent
&agrave; un sujet des plus litigieux&nbsp;: la religion. En prenant le voisin du
Christ, ils &eacute;vitent de s'attirer trop d'ennuis, et peuvent d&eacute;rouler leur
d&eacute;monstration avec un humour des plus grin&ccedil;ants. Pour eux, le messie n'en est
un que parce qu'il a &eacute;t&eacute; influenc&eacute; et jou&eacute; par des gens qui avaient un int&eacute;r&ecirc;t
politique, o&ugrave; qui &eacute;taient &agrave; la recherche du salut et qui ont vu en un homme
ordinaire un homme extraordinaire. Ainsi, la sc&egrave;ne de Brian, &agrave; la fen&ecirc;tre de sa
maison contraint par une foule insistante de d&eacute;livrer un message est &agrave; mourir
de rire.



&nbsp;


Dr&ocirc;le, faisant r&eacute;fl&eacute;chir, n'oubliant pas l'absurde qui a
fait le succ&egrave;s du groupe (la sc&egrave;ne de la soucoupe volante), le film se termine
dans une sc&egrave;ne, apoth&eacute;ose de provocation hilarante, qui&nbsp; est la vid&eacute;o mise en lien. Plus de 20 ans
apr&egrave;s, on se demande si un tel film trouverait un financement, et si le film
pourrait simplement &ecirc;tre distribu&eacute; en salle sans que les int&eacute;gristes religieux
n'y fassent opposition.



&nbsp;


Z&eacute; ben damino


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo
&agrave; Orion Pictures Corporation
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/10/716184</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
   <guid isPermaLink="true">http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/10/716184</guid>
  <pubDate>Mon, 27 Oct 2008 15:44:51 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Gran Torino: Clint reprend les armes</title>
   <description><![CDATA[ On n'arr&ecirc;te plus Eastwood; apr&egrave;s son film avec Angelina-j'ai des l&egrave;vres de babouin- voici enfin les premi&egrave;res images de Gran Torino, et apparemmment, c'est un drame ou clint va botter le derri&egrave;re de petites racailles de son quartier, tout en perp&eacute;tuant sa crise de foi religieuse entam&eacute;e avec Million Dollars Baby.C'est peu dire que l'attente est grande, et encore une fois, quel artiste!pour voir le trailer, cliquez-iciz&eacute; ben damino ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/10/714732</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
   <guid isPermaLink="true">http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/10/714732</guid>
  <pubDate>Fri, 24 Oct 2008 23:57:07 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Parlez-moi de la pluie : amours amères</title>
   <description><![CDATA[ Deux amis, l'un
reporter, l'autre h&ocirc;telier, doivent r&eacute;aliser un reportage sur une femme,
&eacute;crivain &agrave; succ&egrave;s, qui d&eacute;cide de se pr&eacute;senter aux &eacute;lections dans la commune de
son enfance.



&nbsp;


Allier romance, humour et nostalgie sans une indigestion de
bons sentiments est une &eacute;tape pour le moins difficile. Il fallait bien tout le
talent du duo Bacri-Jaoui pour mener ce p&eacute;rilleux exercice avec succ&egrave;s.
Etrangement, alors que leurs pr&eacute;c&eacute;dents films ont &eacute;t&eacute; des succ&egrave;s commerciaux, celui-ci
peinera (et ne parviendra sans doute pas) &agrave; d&eacute;passer la barre du million de
spectateur. Les critiques presses sont mitig&eacute;es, alors qu'on se trouve devant
un vrai moment de bonheur, que l'humour reste cinglant par moment, et fait,
c'est une premi&egrave;re, un d&eacute;tour par l'absurde (la magnifique sc&egrave;ne des moutons).



&nbsp;


Jamel trouve son meilleur r&ocirc;le depuis Ast&eacute;rix 2, mais ici, il joue &agrave; la perfection, et est tout en
retenue. Il prouve qu'il sait faire autre chose que le pitre de banlieue et
qu'il est un acteur &agrave; part enti&egrave;re. Bacri fait du Bacri, c'est-&agrave;-dire que m&ecirc;me
si ses r&ocirc;les sont tous diff&eacute;rents, on a le sentiment que c'est toujours de la
m&ecirc;me mani&egrave;re qu'il les interpr&egrave;te. Jaoui, dans un r&ocirc;le qu'on imagine largement
inspir&eacute; de sa vie priv&eacute;e pour le cot&eacute; femme lib&eacute;r&eacute;e, est parfaitement juste.



&nbsp;


Si l'humour est fin, les chass&eacute;es crois&eacute;s amoureux sont
d&eacute;sesp&eacute;rants, non pas qu'ils sont rat&eacute;s, mais parce qu'ils pr&eacute;sentent le couple
comme un moyen d'&eacute;chapper &agrave; la solitude, et non comme une fin en soi. 


Film en dehors des codes du genre, dr&ocirc;le et &eacute;mouvant, le
dernier opus du duo parisien vaut, comme toujours, le d&eacute;tour. Le manquer serait
une erreur.



&nbsp;



&nbsp;


Z&eacute; ben damin&otilde;


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo &agrave; StudioCanal
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/10/713451</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
   <guid isPermaLink="true">http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/10/713451</guid>
  <pubDate>Wed, 22 Oct 2008 19:53:59 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Guillaume Depardieu</title>
   <description><![CDATA[ l'acteur est mort aujourd'hui. Il restera comme l'excellent interpr&egrave;te des Apprentis, com&eacute;die qui contait l'histoire de deux glandeurs restant enferm&eacute;s dans un appartement.&eacute;galement connu pour son c&ocirc;t&eacute; &eacute;corch&eacute;, il avait fait preuve de nombreuses fois d'une &eacute;motivit&eacute; extr&egrave;me, comme lors de son passage au journal de france 2 de b&eacute;atrice schonberg, &agrave; qui il avait dit qu'il ne pourrait pas sourire comme elle en annon&ccedil;ant de telles horreurs. une pneumonie l'a emport&eacute; &agrave; 37 ans.z&eacute; ben damino ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/10/708544</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
   <guid isPermaLink="true">http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/10/708544</guid>
  <pubDate>Mon, 13 Oct 2008 19:13:55 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>The indian runner : le sens de la vie</title>
   <description><![CDATA[ Fin des ann&eacute;es 60.
Deux fr&egrave;res, l'un p&egrave;re de famille et policier, l'autre c&eacute;libataire, buveur et
bagarreur. Le premier veut ramener le second &agrave; la raison et en faire un homme
raisonnable.



&nbsp;


Premier film &eacute;crit et r&eacute;alis&eacute; par Sean Penn, the indian runner est un drame d'une
puissance &eacute;motionnelle forte. En confrontant deux styles de vie, l'auteur nous
parle de l'impossible vie normale de certains &eacute;l&eacute;ments de la soci&eacute;t&eacute;. Pas
uniquement parce qu'ils ne peuvent pas vivre comme les autres, mais &eacute;galement
parce qu'ils ne le veulent pas. Tous ne souhaitent pas avoir une famille et un
m&eacute;tier bien d&eacute;fini, et cela, les gens raisonnables ne parviennent pas &agrave; le
comprendre. En r&eacute;alit&eacute;, la violence du film vient plus de ceux qui souhaitent
faire vivre comme tout le monde les marginaux, que des marginaux eux-m&ecirc;mes.



&nbsp;


Vigo Mortensen, alors &agrave; ses d&eacute;buts, campe l'homme dans toute
sa bestialit&eacute;, accumulant rages et col&egrave;res, doutes et autodestruction. Il est
le double de Seann Penn, le cot&eacute; obscur qui rend aussi difficile la&nbsp; monotonie de la vie. Il est la b&ecirc;te qui dort,
le sauvage qui refuse l'assimilation, et qui ne demande qu'&agrave; fuir pour vivre
seul et sans entrave. 


David Morse est l'acceptation, celui qui se contente de ce
qu'il a et qui, en parvenant &agrave; avoir une famille dont il prend soin et un
m&eacute;tier au service de la population n'en est pas moins beau et h&eacute;ro&iuml;que.



&nbsp;


Intelligent et poussant &agrave; la r&eacute;flexion, ce film sonne comme
un coup de ma&icirc;tre et comme le premier jalon de l'&oelig;uvre magistrale d'un
r&eacute;alisateur qui ne prend pas le spectateur pour un cr&eacute;tin et qui cherche dans
la douleur, des explications au sens de la vie.



&nbsp;


Z&eacute; ben damino


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo
&agrave; &copy;Columbia Pictures Corporation
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/10/707735</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
   <guid isPermaLink="true">http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/10/707735</guid>
  <pubDate>Sun, 12 Oct 2008 14:08:53 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Bad times : ce mortel ennui…</title>
   <description><![CDATA[ Les errances dans le
civil d'un ancien soldat, entre tricheries pour retrouver un job, cuites entre
amis et petites amies mexicaines.



&nbsp;


Premier film de David Ayer, g&eacute;nial sc&eacute;nariste de training day et Dark Blue, bad times
surprend surtout par la qualit&eacute; de l'interpr&eacute;tation de Christian Bale. Nerveux,
violent, ha&iuml;ssable de par son &eacute;gocentrisme la plupart du temps, il est le point
fort du film. 


Son impossible adaptation &agrave; la vie civile, les petites
magouilles avec des gangs auxquelles il est contraint d'avoir recourt pour
gagner quelques dollars sont le c&oelig;ur du sc&eacute;nario.



&nbsp;


Comment un homme qui a gagn&eacute; des m&eacute;dailles pour tuer en
temps de guerre peut-il s'int&eacute;grer en temps de paix&nbsp;? La r&eacute;ponse apport&eacute;e
par le film semble &eacute;vidente&nbsp;: il ne peut pas. Si les conditions
historiques peuvent faire d'un tueur un h&eacute;ros, il reste un voyou en temps
normal, et ne peut-&ecirc;tre d'aucune utilit&eacute; pour la soci&eacute;t&eacute; en dehors de complots
de militaires et de politiques carri&eacute;ristes.



&nbsp;


Si l'on attendait un film tourn&eacute; vers l'action, comme le
laissait pr&eacute;sager l'affiche et les ant&eacute;c&eacute;dents du r&eacute;alisateur, on se retrouve
avec un drame intelligent d'une noirceur que rien ne vient att&eacute;nuer, surtout
pas le final, grandement inspir&eacute; d'une sc&egrave;ne de the killer, qui donne une
vision ultime de l'amiti&eacute;.


Sans &ecirc;tre g&eacute;nial, bad times est un bon film, qui laisse un
gout amer dans la bouche, et qui serre la gorge, longtemps apr&egrave;s avoir &eacute;teint
le poste.



&nbsp;


Z&eacute; ben damin&otilde;


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo &agrave; SND
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/10/705670</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
   <guid isPermaLink="true">http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/10/705670</guid>
  <pubDate>Wed, 08 Oct 2008 11:04:54 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Harry, un ami qui vous veut du bien : partenaire particulier</title>
   <description><![CDATA[ Un jeune p&egrave;re de
famille retrouve, lors d'une halte sur une autoroute, un ancien camarade de
classe, Harry. Celui-ci va s'inviter en vacances chez lui. Il va vouloir son
bien, &agrave; tout prix, quel qu'en soient les cons&eacute;quences.



&nbsp;


&nbsp;Premier film, premier
coup de ma&icirc;tre. En faisant survenir la tension dans le quotidien, en poussant
la folie dans le champ du possible, et en posant des questions moralement
gla&ccedil;antes, le r&eacute;alisateur fait un film audacieux sortant des carcans trop
&eacute;troits du suspense.



&nbsp;


Sergi Lopez trouve en Harry son meilleur r&ocirc;le (jusqu'au
Labyrinthe de Pan)&nbsp; et c'est aussi de lui
que vient la r&eacute;ussite du film. La logique de son personnage est simple&nbsp;:
pour arriver &agrave; &ecirc;tre heureux, il faut r&eacute;soudre les probl&egrave;mes. La famille est une
entrave &agrave; la cr&eacute;ation artistique, il faut l'&eacute;loigner, voire l'&eacute;liminer. A cette
approche irr&eacute;v&eacute;rencieuse, l'auteur n'apporte aucun contrepoids, c'est ce qui
rend mal &agrave; l'aise, et qui fait la r&eacute;ussite du film.



&nbsp;


En effet, si un &eacute;l&eacute;ment moral vient att&eacute;nuer, &agrave; la fin, la
noirceur du message, les derniers plans qui montrent un p&egrave;re de famille heureux
et accompli sont un v&eacute;ritable pied-de-nez aux conventions. Elles marquent
&eacute;galement la victoire d'Harry qui est parvenu &agrave; ses fins, apporter du
&laquo;&nbsp;bien&nbsp;&raquo; &agrave; son ami, par tous les moyens possibles.



&nbsp;


Z&eacute; ben damin&otilde;


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo &agrave; &copy;StudioCanal
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/10/704150</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
   <guid isPermaLink="true">http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/10/704150</guid>
  <pubDate>Sun, 05 Oct 2008 12:47:47 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>E.T. : enfance magique</title>
   <description><![CDATA[ Un jeune gar&ccedil;on voit
arriver dans son jardin une cr&eacute;ature venue d'une autre plan&egrave;te&nbsp;; il va se
lier d'amiti&eacute; et tout faire pour qu'elle puisse &eacute;chapper aux scientifiques &agrave; sa
poursuite.



&nbsp;


E.T. est sans
doute l'un des films les plus &eacute;mouvants qui existent. Ancr&eacute; dans l'enfance avec
des acteurs enfants qui jouent &agrave; la perfection et un r&eacute;alisateur qui ancre le
merveilleux dans le quotidien d'une banale banlieue am&eacute;ricaine, il est ce que
beaucoup aimeraient faire sans y parvenir&nbsp;: l'&eacute;tat de gr&acirc;ce absolu, le
film qui fait r&ecirc;ver au moyen d'une cr&eacute;ature horrible mais attachante, le film
qui passe du rire aux larmes sans difficult&eacute;.



&nbsp;


La version remasteris&eacute;e a permis de gommer certains effets
sp&eacute;ciaux rat&eacute;s, et pour un film qui a 26 ans, c'est franchement impressionnant.
On peut en revanche regretter le r&eacute;visionnisme qui voit les armes gomm&eacute;es ou
les propos sur les terroristes effac&eacute;s, proc&eacute;d&eacute; qui tient plus de la volont&eacute; de
faire encore plus de consensus autour du film, plut&ocirc;t que d'une r&eacute;elle
dimension artistique.



&nbsp;


Spielberg est, avec Truffaut sur les 400 coups, l'un de ceux qui parvient &agrave; faire jouer des enfants.
Ici, ils sont le v&eacute;ritable attrait du film, leur capacit&eacute; &agrave; nous faire croire
en l'impossible &eacute;tant ce qui permet le plus l'immersion dans l'histoire.



&nbsp;


&laquo;&nbsp;J'ai eu 10 ans, je ne les ai plus, et je n'en reviens
pas&nbsp;&raquo; disait un chanteur fran&ccedil;ais, gr&acirc;ce soit rendue au r&eacute;alisateur barbu
de nous permettre au visionnage de ce film de retrouver le temps de deux heures
cette &eacute;poque r&eacute;volue.



&nbsp;


Z&eacute; ben damin&otilde;


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo &agrave; &nbsp;United International Pictures (UIP)
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/10/702067</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
   <guid isPermaLink="true">http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/10/702067</guid>
  <pubDate>Wed, 01 Oct 2008 11:16:21 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Beau-père : amours interdites</title>
   <description><![CDATA[ Un homme voit sa femme
mourir sous ses yeux. Sa belle-fille refuse de retourner chez son p&egrave;re et
pr&eacute;f&egrave;re rester habiter chez lui. Il va vite s'apercevoir qu'elle est &eacute;prise de
lui. 



&nbsp;


Bertrand Blier est un r&eacute;alisateur qui se permet d'aborder
tous les th&egrave;mes en rapport avec la sexualit&eacute;&nbsp;: dans les valseuses, il traitait la lib&eacute;ration sexuelle post-68 avec
humour, dans pr&eacute;parez vos mouchoirs,
il abordait l'amour d'une femme pour un gar&ccedil;on de moins de 15 ans, ici, il
traite de troubles interdits qui parcourent un homme incarn&eacute; une nouvelle fois
avec maestria par un Dewaere imp&eacute;rial.



&nbsp;


Le film pourrait &ecirc;tre scabreux, racoleur, il n'en est rien. En
axant son sc&eacute;nario sur des sentiments, en filmant de mani&egrave;re crue les &eacute;bats
entre les deux protagonistes, il montre les choses telles qu'elles peuvent &ecirc;tre
parfois&nbsp;: une histoire interdite de personnes paum&eacute;es. Contrairement &agrave; ses
pr&eacute;c&eacute;dents opus, Blier laisse l'humour de c&ocirc;t&eacute; et nous d&eacute;peint les vagues &agrave; l'&acirc;me
d'un homme en d&eacute;connexion totale avec la r&eacute;alit&eacute;. Jamais il ne glorifie ce qu'il
montre, jamais in le condamne non plus, on voit des &ecirc;tres qui souffrent, s'attirent,
se rejettent, s'aiment et s'oublient.



&nbsp;


Toujours sur le fil du rasoir, le film nous fait r&eacute;fl&eacute;chir
sur un th&egrave;me qui met mal &agrave; l'aise, et on se demande si, en 1981, on pouvait
aborder des th&egrave;mes plus difficiles que de nos jours, ce qui serait pour le
moins inqui&eacute;tant.



&nbsp;


Z&eacute; ben damin&otilde;
tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo &agrave; (c) studiocanal
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/09/700684</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
   <guid isPermaLink="true">http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/09/700684</guid>
  <pubDate>Sun, 28 Sep 2008 11:58:50 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Wall street : morale et argent</title>
   <description><![CDATA[ Un jeune trader qui
peine &agrave; faire des r&eacute;sultats corrects dans l'agence o&ugrave; il travaille fait la
connaissance d'un magnat de la bourse. Ce dernier va lui apprendre &agrave; faire
beaucoup de profit en flirtant avec l'ill&eacute;galit&eacute;.



&nbsp;


R&eacute;alis&eacute; un an apr&egrave;s Platoon,
et trois ans apr&egrave;s avoir livr&eacute; le sc&eacute;nario magistral de scarface, par un Oliver Stone alors tr&egrave;s en col&egrave;re et en &eacute;tat de gr&acirc;ce,
Wall street est de ces films qu'on oublie pas et qui ne vieillissent pas,
surtout au regard de l'actualit&eacute; financi&egrave;re de 2008.


&nbsp;En suivant le voyage d'un
jeune homme issu du monde ouvrier parmi les requins de la finance, il cr&eacute;e un
personnage qui perd sa na&iuml;vet&eacute; pour un confort mat&eacute;riel qui d&eacute;passe ses
besoins. On est alors dans les ann&eacute;es 80, et la pr&eacute;sidence de Reagan qui voue
un v&eacute;ritable culte &agrave; la r&eacute;ussite et &agrave; l'argent laisse beaucoup de monde sur le
carreau.



&nbsp;


Si le canevas sc&eacute;naristique n'est pas diff&eacute;rent de celui de
Scarface (ascension, gloire, d&eacute;clin, chute), Stone offre ici une r&eacute;demption &agrave;
son h&eacute;ros dans un militantisme gauchiste assez carricatural (le pardon et le
soutien de la famille) qui g&acirc;che un peu le d&eacute;veloppement noir et machiav&eacute;lique
du r&eacute;cit.



&nbsp;


Il n'en reste pas moins qu'avec un casting de r&ecirc;ve, entre
Michael Douglas au sommet de son art, et les Sheen parfaits dans leur r&ocirc;le, une
r&eacute;alisation et un sc&eacute;nario audacieux, on a l'un des rares films r&eacute;ussi prenant
ce milieu si ferm&eacute; et intrigant de la bourse et des finances. Et c'est d&eacute;j&agrave;
beaucoup.



&nbsp;


Z&eacute; ben damin&otilde;


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo &agrave; &nbsp;&copy;20th Century Fox




&nbsp;
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/09/698640</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
   <guid isPermaLink="true">http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/09/698640</guid>
  <pubDate>Wed, 24 Sep 2008 11:05:28 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Mulholland Drive : voyage au bout de la nuit</title>
   <description><![CDATA[ Une femme devenue
amn&eacute;sique suite &agrave; un accident de voiture enqu&ecirc;te avec une jeune actrice
fraichement d&eacute;barqu&eacute;e &agrave; Hollywood pour reconqu&eacute;rir son identit&eacute;.



&nbsp;


Aboutissement artistique pour David Lynch d'une carri&egrave;re aux
confins du fantastique et du film d'art et essai pur et dur, Mulholland Drive synth&eacute;tise toutes les
qualit&eacute;s du ma&icirc;tre en en att&eacute;nuant la plupart des d&eacute;fauts. Ici, le sc&eacute;nario est
beaucoup plus simple que dans ses pr&eacute;c&eacute;dents opus, et s'il nous perd parfois
aux d&eacute;tours d'exp&eacute;riences plus sensorielles que narratives, il reste dans son
ensemble parfaitement compr&eacute;hensible.



&nbsp;


La nuit est magnifiquement restitu&eacute;e, les personnages ont
l'air tous plus barr&eacute;s les uns que les autres, et l'auteur se permet de r&eacute;gler
ses comptes avec l'industrie du cin&eacute;ma dans ce qui reste &agrave; ce jour l'une des
descriptions de producteur mafieux les plus originales du cin&eacute;ma.


La derni&egrave;re demi-heure r&eacute;volutionnaire sur le fond, nous
offre un twist bien plus intelligent que tous ceux &eacute;crits par Shyamalan.



&nbsp;


On sort conquis par un auteur qui offre ici sa
pi&egrave;ce-ma&icirc;tresse, aid&eacute; par des actrices principales en &eacute;tat de gr&acirc;ce et une
musique envoutante et immergeante.


Un vrai r&eacute;gal&nbsp;!



&nbsp;


Z&eacute; ben damin&otilde;


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo &agrave; &copy; Bac Films
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/09/697254</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
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  <pubDate>Sun, 21 Sep 2008 12:33:28 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Wall-E : emmenez-moi au bout de l’espace</title>
   <description><![CDATA[ Un robot de nettoyage
est seul sur la terre. Il doit remettre au propre la plan&egrave;te, et semble le
dernier survivant. Surgissant de l'espace, un nouveau robot, avec une mission
inconnue, prend contact avec lui.



&nbsp;


L'ann&eacute;e 2008 n'en finit pas de voir des chefs-d'&oelig;uvre
absolus sortir en salle. Ici, nous avons tout simplement le meilleur film de
science-fiction de ces derni&egrave;res ann&eacute;es. A la fois film quasi muet dans sa
premi&egrave;re demi-heure, film d'amour, et brulot politique, wall-e est &agrave; ce jour la plus belle r&eacute;ussite des studios Pixar.



&nbsp;


En comprenant enfin que l'animation peut s'adresser presque
exclusivement aux adultes (ce que les japonais ont compris depuis plus de 30
ans), en multipliant les r&eacute;f&eacute;rences cin&eacute;matographiques (on pense &agrave; 2001 de Kubrick, aux films de Laurel et
Hardy) et culturelles (Pong c'est
quand m&ecirc;me pas rien&nbsp;!), en adressant un message &agrave; la fois &eacute;cologique mais
surtout, ce qui est une premi&egrave;re chez Disney, anticapitaliste, l'&eacute;quipe du film
a r&eacute;ussi le coup de g&eacute;nie de l'ann&eacute;e.



&nbsp;


Et voir que le film cartonne en salle rassure, on peut avoir
du cin&eacute;ma de qualit&eacute; qui marche, et si les am&eacute;ricains commencent &agrave; le
comprendre, il serait temps que les fran&ccedil;ais en fassent de m&ecirc;me, au lieu
d'&eacute;tablir une si grosse distinction entre les films suppos&eacute;s marcher en salle
(des niaiseries gauloises &agrave; tout hasard) et des films arts et essai
irregardables car trop chiants&nbsp;!



&nbsp;


Le cin&eacute;ma peut, et doit faire r&ecirc;ver et ne pas &ecirc;tre idiot &agrave;
la fois. 


La vision de Wall-e
ne peut que conforter cette id&eacute;e.



&nbsp;


Z&eacute; ben damin&otilde;


Tous droits r&eacute;serv&eacute;s pour la photo 
 ]]></description>
   <link>http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/09/695342</link>
   <author>dinguesdetoile</author>
   <guid isPermaLink="true">http://dinguesdetoile.blog.mongenie.com/index/p/2008/09/695342</guid>
  <pubDate>Wed, 17 Sep 2008 18:54:37 +0200</pubDate>
  </item>
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